Amusant, l'actualité... J'avoue que l'info m'était jusque là passé sous le nez sans retenir mon attention. Grâce à A que Johnny, on apprend que monsieur Noah habite en Suisse et y paye ses impôts.
Voilà bien le donneur de leçons typique... Et j'te chante la fraternité, j'te fais des sermons sur comment la France est un vilain pays qui n'intègre pas les p'tits jeunes qui ne seraient pas de la bonne couleur... Une petite louche de condamnation des politiques de temps en temps, et beaucoup de "cool man" asez démago. Le vrai grand frère qu'on aimerait avoir, le gars responsable et socialement engagé, à gauche comme il faut évidemment.
Mais le grand frère n'est pas fou. Les p'tits sous gagnés ne sont ni au Cameroun, ni en France, mais en Suisse parce qu'on y paye moins d'impôts. Et là, tout le prêchi-prêcha apparaît pour ce qu'il est vraiment, une posture plus ou moins publicitaire, un cache-sexe Sloggi qui ne cache pas l'ampleur de la supercherie : la France doit faire ceci et cela, consacrer des budgets à l'aide aux banlieues, mais mes sous à moi, elle ne les aura pas parce qu'elle est trop gourmande. Inscrivez vous sur les listes électorales, votez à gauche pour sauver notre système social, moi pendant ce temps là je suis enregistré au fisc du Lac Léman (rime avec clément).
Aïe, la prochaine fois, on se méfiera des leçons de Tonton Yannick.
Cela dit, il n'a pas tort... Interrogés dans un de ces micro-trottoirs qui font les délices du 20 Heures, des anonymes hier soir ne se privaient pas de dire que "si on avait autant de fric que Johnny, on ferait pareil..." Les mêmes se présenteront demain aux urgences de leur C.H.U., tout heureux de profiter du système. Comme quoi la sagesse du peuple connaît parfois des ratés !
Bon, tonton, tu t'énerves et tu sais que c'est pas bon... Un p'tit calmant et hop, au lit.
1 commentaire:
Petite précision, Yannick Noah vote pour les écologistes. Comme la situation est plutôt confuse de ce coté-là, il ne donne pas plus de précision. Comme il s'est opposé à Sarkozy, on en a fait un pro-ségo. Et la rumeur court
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