samedi 23 décembre 2006

Noël entre espoir et inquiétude...

Voilà Noël, avec comme chaque année son cortège de reportages marronniers dans la presse et les médias. Les uns sont pressés car ils n'ont encore rien acheté. Les pauvres, heureusement que les magasins sont ouverts ce dimanche !!! D'autres, l'air finaud et les doigts de pied en éventail, nous font savoir qu'à la mi-novembre, tout était plié, paquet cadeau compris. On se surprend à espérer pour leurs invités que la bûche et sa crème au praliné sont un peu plus fraîches quand même. Enfin, il y a l'inoxydable coterie de ceux qui prennent un air blasé ou méprisant pour nous faire savoir, hypothèse n°1, que tout ça c'est du pipeau et du bourrage de crâne pour faire oublier au peuple la misère dans laquelle ils vit, et que donc ce soir, seuls dans leur chambre, ils reliront le troisième tôme des oeuvres complètes de José Bové préfacé par Marie Georges Buffet, ou hypothèse n°2, que Noël est devenu tèèèèlement commercial qu'on en a peru le sens religieux, et que donc ce soir, presque seuls dans la chapelle de leur communauté Saint Pie Quelque chose, ils célébreront une longue veillée avant d'aller remettre à leurs nombreux enfants une orange comme au bon vieux temps, bon vieux temps qu'ils n'ont d'ailleurs pas connu parce que des gens qui recevaient des oranges pour Noël, il en reste pas bonbon si vous voulez mon avis...
Bref, on aura droit aujourd'hui à l'inévitable cortège des pisse-vinaigres et des alter-machin choses, préparons-nous on n'y coupera pas !
Perso, je suis ravi de ce week-end qui a bien commencé : tous les "enfants" -entre 1,83 m et 1,86 m- sont là, et ce n'est plus si fréquent. On va chercher la mamie, ce qui est quand même le signe d'une journée particulière où la B.A s'impose. Ca sent la morille et le vin jaune, le sapin est magnifique... Bref, on na va pas cracher dans la soupe... Noël est, reste une fête exceptionnelle, un moment unique dans l'année. On peut lui chercher des poux dans la tête, essayer d'être attentif à tel ou tel excès, mais pour autant, y a t'il tant de moments dans l'année où une très grande majorité de familles sont aussi heureuses de se retrouver ? Y a t'il tant de moments de complicité entre générations, d'occasions d'échanger des secrets de cuisine ou des histoires de famille ? Y a t'il tant d'événements dans l'année avant lesquels autant de gens courent les rues des villes non pas pour eux, mais en pensant aux autres et à ce qui leur ferait plaisir ? Alors "la corvée des cadeuax" et autres fariboles, il faudrait peut-être nous lâcher un peu avec ça...
Par contre, je m'inquiète un peu pour le monde... Hier soir, j'ai vu Mahmoud Abbas serrer la main à Ehud Olmert et ça, c'est pas bon du tout ! Tant que Palestiniens et Israëliens s'affrontent classiquement, un tank par ci, une bombe par là, ça roule tranquille, chacun est dans son rôle et le monde entier y trouve son compte... Mais quand on commence à se serrer la main, les pires désordres s'annoncent. Avec un peu de malchance, ça va finir à Camp David avec un George Bush en quête d'une fin de Présidence un peu plus reluisante... Et là, le pire est à redouter : les négociations vont forcément capoter et chacun accusera l'autre d'être le fauteur d'échec. Donc le vilain sur lequel on peut taper encore plus fort car il a cassé l'espoir... Une bonne raison de cogner permet de relancer un peu les conflits quand ils s'essoufflent. Ca redonne du moral à la piétaille qui se fait vaillamment zigouiller sur le terrain au nom d'une cause qu'elle ne comprend pas forcément. Ca redonne du moral aux gamins qui tiennent les mitraillettes pendant trois ans de service militaire alors qu'ils ont tout juste l'âge de passer le bac.
Mais il y a potentiellement pire encore : des négociations qui réussissent, un accord signé... Ca, c'est le Gros Risque. Parce que là; on va tout droit à l'assassinat du ou des signataires par ceux de leurs soutiens qui ne voulaient à aucun prix d'un accord. Après, une grande manifestation de deuil, les élections qui suivent envoient un radical à la place du mort, parce que la peur profite aux radicaux... De l'autre côté, si assassinat il y a, c'est la guerre civile. Bref, un accord de paix, c'est pire que tout ! Je suis d'ailleurs, je l'avoue, partagé certains dimanches quand on me demande de prier pour la paix... Bien sûr, c'est un bel objectif, mais j'ai appris à me méfier de certaines paix qui sont bien plus nocives qu'un conflit...
Bon, je ne veux pas vous gâcher Noël non plus, mais méfiez vous des poignées de main... Il y en a qu'ils vaudraient mieux éviter. Quand au Moyen-Orient, en sourire peut paraître cynique mais ceux qui comme moi s'intéressent à la chose depuis grosso modo la Guerre du Kippour peuvent légitimement désespérer. Toute rationalité paraît avoir déserté cette région du monde. Peut-être que Benoît XVI, dissertant sur "foi et raison" pourrait y faire quelque chose ? Non, rassurez-vous, je blaguais !
Joyeux Noël à toutes et à tous. Et si vous pensez "global" en général, laissez-vous aller un peu, soyez "local", simplement là avec vos proches, ça fait du bien de temps en temps...

jeudi 14 décembre 2006

Saga Svizzera

Amusant, l'actualité... J'avoue que l'info m'était jusque là passé sous le nez sans retenir mon attention. Grâce à A que Johnny, on apprend que monsieur Noah habite en Suisse et y paye ses impôts.
Voilà bien le donneur de leçons typique... Et j'te chante la fraternité, j'te fais des sermons sur comment la France est un vilain pays qui n'intègre pas les p'tits jeunes qui ne seraient pas de la bonne couleur... Une petite louche de condamnation des politiques de temps en temps, et beaucoup de "cool man" asez démago. Le vrai grand frère qu'on aimerait avoir, le gars responsable et socialement engagé, à gauche comme il faut évidemment.
Mais le grand frère n'est pas fou. Les p'tits sous gagnés ne sont ni au Cameroun, ni en France, mais en Suisse parce qu'on y paye moins d'impôts. Et là, tout le prêchi-prêcha apparaît pour ce qu'il est vraiment, une posture plus ou moins publicitaire, un cache-sexe Sloggi qui ne cache pas l'ampleur de la supercherie : la France doit faire ceci et cela, consacrer des budgets à l'aide aux banlieues, mais mes sous à moi, elle ne les aura pas parce qu'elle est trop gourmande. Inscrivez vous sur les listes électorales, votez à gauche pour sauver notre système social, moi pendant ce temps là je suis enregistré au fisc du Lac Léman (rime avec clément).
Aïe, la prochaine fois, on se méfiera des leçons de Tonton Yannick.
Cela dit, il n'a pas tort... Interrogés dans un de ces micro-trottoirs qui font les délices du 20 Heures, des anonymes hier soir ne se privaient pas de dire que "si on avait autant de fric que Johnny, on ferait pareil..." Les mêmes se présenteront demain aux urgences de leur C.H.U., tout heureux de profiter du système. Comme quoi la sagesse du peuple connaît parfois des ratés !
Bon, tonton, tu t'énerves et tu sais que c'est pas bon... Un p'tit calmant et hop, au lit.

samedi 9 décembre 2006

En plein week-end de Téléthon, une réaction par rapport à la polémique engagée par le Diocèse de Toulon et ses répercussions.
Sur la forme, les médias sont parfaitement à l'aise dans leur fonctionnement habituel qui se fonde sur l'émotion, la dénonciation scandalisée et l'absence d'approfondissement des enjeux. En tout cas les grands médias télé et radio. On caricature une nouvelle opposition entre les forces du Bien (le Téléthon) et les forces du Mal (les catholiques) avec une vigueur et un manichéisme qui rappellent étrangement, mutatis mutandis, les discours du honni Président Bush. Comme quoi !!!
Parcourant quelques articles, j'ai trouvé celui-ci qui me paraît assez juste :
http://www.lefigaro.fr/debats/20061130.FIG000000052_le_faux_proces_fait_au_telethon.html

En effet, il me semble que, comme dans l'affaire du préservatif, l'Eglise Catholique est dans son rôle lorsqu'elle s'autorise à rappeler son message ou sa doctrine, qui ont par ailleurs le mérite d'une certaine cohérence à défaut d'être toujours audibles. Le choix de la période et de la cible peut être critiqué dans l'affaire du Téléthon. Par rapport à de tels enjeux, eu égard à la souffrance de certaines familles et aux espoirs soulevés par l'opération, il faut évidemment rester très prudent dans les termes et éviter de heurter. Il faut peser les mots et les dates. Ce que d'ailleurs fait Mgr Rey dans son message du 18 novembre, me semble t'il :
Pour autant, pourquoi serait-il interdit à l'Eglise de poser des questions et d'inviter à la réflexion sur des sujets essentiels ? Bien sûr, on retrouve là toute la difficulté de parler en général de sujets qui, dans le particulier, touchent profondément des personnes. Une difficulté de toujours, que l'on retrouve face à l'avortement par exemple, mais aussi face à la peine de mort : allez expliquer face à face aux parents d'un enfant assassiné sauvagement que l'auteur du crime doit pouvoir ressortir un jour de prison et vivre une vie normale. Essayez de dire votre peu de goût pour un avortement légal reproduit à 200 000 exemplaires annuels, tout en sachant que telle ou telle gamine de 14 ans est incapable d'élever l'enfant qu'elle vient de concevoir...
Il arrive un moment où une institution se doit de délivrer son message. Rien ne l'empêche de le faire intelligemment et de choisir au mieux le "timing". Pour autant, un message institutionnel sera toujours un peu froid, impersonnel, général, voire doctrinaire. C'est ensuite, pour reprendre une distinction qui semble aujourd'hui totalement oubliée, que la "pastorale" prend le relais sur le terrain pour accompagner chacun. "Doctrine et Pastorale"... On pourrait évoquer cette complémentarité essentielle dans beaucoup de domaines.
En tout cas, dans ce cas précis du Téléthon, il ne me paraît pas scandaleux que l'Eglise rappelle sa position par apport à la génétique et à la science. Il serait bon que les grands médias cherchent à comprendre pour pouvoir discuter, proposer des débats qui approfondissent la question et permettent à chacun de se faire une opinion éclairée sur le sujet. Qui permettent aussi, pourquoi pas, à l'Eglise d'évoluer dans ses conceptions, éclairée par la société et les scientifiques. Au lieu de cela, ce n'est qu'anathèmes et indignations qui visent tout simplement à empêcher que le débat ait lieu... C'est dommage.

jeudi 30 novembre 2006

france inter, radio partiale...

France Inter devient littéralement insupportable. Ce matin, jeudi, l'anti sarkozysme primaire qui caractérise les ondes de notre radio nationale a frappé encore plus fort. Successivement, à 7h45, un édito de JF Aquili puis le désormais célèbre "Cartier Libre" en ont rajouté. JFA a passé les quatre minutes de sa chronique à nous raconter à quel point NS avait raté son effet d'entrée en campagne. Tout y est passé, mais pas un seul mot sur le contenu de l'interview donnée à la PQR, ce qui est tout de même le coeur d'un édito politique. Tout de suite après, Cartier Libre a ironisé pendant cinq minutes sur le thème de Polichinelle, en glissant subtilement du "secret de Polichinelle" qu'était la candidature de NS au Polichinelle qu'est le candidat lui-même. On l'entendait parler sur fond de musique de Polichinelle, avec des citations bien choisies et découpées pour le ridiculiser... Bref, rien sur le fond, tout sur la forme, autrement dit exactement ce que certains lui reprochent.
Qu'on soit d'accord avec lui ou pas, il va bien falloir que notre radio nationale s'intéresse un jour au fond afin que nous puissions juger. Et qu'elle fasse preuve d'un peu d'impartialité, au-delà du seul Jean Marc Sylvestre sans cesse mis en avant comme la preuve de la servilité de France Inter au pouvoir en place, mais qui est en fait un cas très isolé sur sa radio, et comme par hasard pas le plus subtil des tenants de la droite...
Bon, je m'énerve... Allez, à bientôt.

samedi 25 novembre 2006

une première

Ce soir, j'ouvre mon blog... Voilà c'est fait. Belle introduction, non ?